Plus la base imposable est faible, moins l'impôt est élevé. C'est donc le principal levier d'optimisation fiscale en gestion de patrimoine.
Comment se calcule-t-elle ?
Le calcul varie selon l'impôt concerné :
- Impôt sur le revenu : revenus bruts perçus dans l'année (salaires, BIC, revenus fonciers, dividendes…) – charges déductibles – abattements = revenu imposable.
- IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière) : valeur du patrimoine immobilier net (actifs immobiliers – dettes immobilières) au-delà de 1,3 M€.
- Droits de succession : valeur des biens transmis – abattements (100 000 € par enfant en ligne directe par exemple).
- Plus-value immobilière : prix de vente – prix d'achat – frais – abattements pour durée de détention.
Comment réduire votre base imposable ?
De nombreux dispositifs permettent de diminuer légalement votre base imposable :
- Versements sur un PER : déductibles du revenu imposable dans la limite de 10 %.
- Amortissement en LMNP au régime réel : neutralise les revenus locatifs.
- Déficit foncier : déductible du revenu global jusqu'à 10 700 €/an.
- Loi Malraux / Monuments Historiques : déduction des travaux du revenu global.
- Dons aux associations : déduction jusqu'à 66 % du montant donné.
Exemple concret : Paul perçoit 80 000 € de revenus annuels et verse 8 000 € sur son PER. Sa base imposable passe de 80 000 € à 72 000 €, ce qui lui fait économiser environ 2 400 € d'impôt (selon sa TMI).
La base imposable est ainsi la clé de toute stratégie de défiscalisation : c'est sur elle que tout investisseur averti cherche à agir.