Concrètement, vous versez de l'argent (en une fois ou progressivement) sur un contrat ouvert auprès d'un assureur, et ce capital est ensuite placé sur différents supports d'investissement de votre choix.
Comment fonctionne-t-elle ?
Vous (le souscripteur) effectuez des versements sur votre contrat. Cet argent est ensuite réparti entre deux grandes familles de supports :
- Fonds en euros : capital garanti par l'assureur, rendement modéré mais sécurisé.
- Unités de compte : actions, obligations, SCPI, ETF, private equity… potentiel de rendement plus élevé, mais avec un risque de perte en capital.
Vous pouvez arbitrer librement entre ces supports tout au long de la vie du contrat, sans aucune imposition tant que vous ne retirez pas l'argent.
Une fiscalité particulièrement attractive
L'assurance-vie offre deux avantages fiscaux majeurs :
- En cas de rachat : après 8 ans de détention, vous bénéficiez chaque année d'un abattement fiscal de 4 600 € (9 200 € pour un couple) sur les gains retirés. Au-delà, l'imposition est plafonnée à 7,5 % (+ prélèvements sociaux de 17,2 %).
- En cas de décès : les capitaux transmis aux bénéficiaires désignés via la clause bénéficiaire échappent en grande partie aux droits de succession. Chaque bénéficiaire profite d'un abattement de 152 500 € (pour les versements effectués avant 70 ans).
Une grande souplesse d'utilisation
- Versements libres ou programmés : vous adaptez à votre rythme.
- Capital disponible à tout moment : par rachat partiel ou total.
- Sortie au choix : en capital, en rente viagère, ou les deux.
Exemple concret : Marie verse 100 000 € sur son assurance-vie à 40 ans, principalement en unités de compte. À 60 ans, le capital a atteint 220 000 €. Elle peut effectuer un rachat partiel annuel de 4 600 € sans payer d'impôt sur les gains (uniquement les 17,2 % de prélèvements sociaux), tout en laissant le reste continuer à fructifier.
L'assurance-vie est ainsi un outil patrimonial polyvalent, à la fois pour épargner, investir, percevoir des revenus complémentaires et transmettre. Elle constitue souvent la pierre angulaire d'une bonne architecture patrimoniale.