Architecture patrimoniale

Architecture patrimoniale

Qu'est ce qu'un architecture patrimoniale

En gestion de patrimoine, un arbitrage désigne l'opération consistant à modifier la répartition de votre épargne entre différents supports d'investissement, au sein d'un même contrat. Concrètement, vous « déplacez » une partie de votre capital d'un support à un autre pour mieux l'adapter à l'évolution des marchés, à vos objectifs ou à votre profil de risque.

C'est un peu comme rééquilibrer une recette : si un ingrédient prend trop de place, on en ajoute un autre pour retrouver l'équilibre souhaité.

Quand pratique-t-on un arbitrage ?

L'arbitrage est principalement utilisé dans les contrats multisupports comme :

  • l'assurance-vie et l'assurance-vie luxembourgeoise,
  • le PER (Plan d'Épargne Retraite),
  • le contrat de capitalisation,
  • les plans d'épargne salariale (PEE, PERCOL).

Il consiste à transférer tout ou partie de votre épargne entre les fonds en euros (sécurisés) et les unités de compte (actions, obligations, SCPI, ETF…) selon votre stratégie.

Pourquoi faire des arbitrages ?

Trois raisons principales :

  • Sécuriser ses gains : après une forte hausse des marchés, basculer une partie de ses unités de compte vers le fonds en euros pour « verrouiller » la performance.
  • Saisir des opportunités : en cas de baisse des marchés, renforcer ses unités de compte pour profiter de prix attractifs.
  • Adapter son profil à son horizon : à mesure qu'on approche de la retraite, on sécurise progressivement son épargne (logique de la gestion pilotée).

À quel coût ?

Les arbitrages peuvent être gratuits ou facturés, selon les contrats. Les frais d'arbitrage varient en général entre 0 % et 1 % du montant transféré. Certains contrats offrent un nombre d'arbitrages gratuits chaque année.

Exemple concret : Sophie détient une assurance-vie de 80 000 € répartie à 50 % en fonds en euros et 50 % en unités de compte (actions européennes). Après une hausse des marchés de 15 %, elle réalise un arbitrage pour ramener la répartition à 70/30 : elle transfère une partie des gains vers le fonds en euros pour les sécuriser.

Un avantage fiscal majeur : l'arbitrage n'est pas considéré comme un rachat. Vous ne payez donc aucun impôt sur les plus-values réalisées au moment du transfert. C'est uniquement à la sortie (rachat) du contrat que la fiscalité s'applique.

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