C'est un peu comme rééquilibrer une recette : si un ingrédient prend trop de place, on en ajoute un autre pour retrouver l'équilibre souhaité.
Quand pratique-t-on un arbitrage ?
L'arbitrage est principalement utilisé dans les contrats multisupports comme :
- l'assurance-vie et l'assurance-vie luxembourgeoise,
- le PER (Plan d'Épargne Retraite),
- le contrat de capitalisation,
- les plans d'épargne salariale (PEE, PERCOL).
Il consiste à transférer tout ou partie de votre épargne entre les fonds en euros (sécurisés) et les unités de compte (actions, obligations, SCPI, ETF…) selon votre stratégie.
Pourquoi faire des arbitrages ?
Trois raisons principales :
- Sécuriser ses gains : après une forte hausse des marchés, basculer une partie de ses unités de compte vers le fonds en euros pour « verrouiller » la performance.
- Saisir des opportunités : en cas de baisse des marchés, renforcer ses unités de compte pour profiter de prix attractifs.
- Adapter son profil à son horizon : à mesure qu'on approche de la retraite, on sécurise progressivement son épargne (logique de la gestion pilotée).
À quel coût ?
Les arbitrages peuvent être gratuits ou facturés, selon les contrats. Les frais d'arbitrage varient en général entre 0 % et 1 % du montant transféré. Certains contrats offrent un nombre d'arbitrages gratuits chaque année.
Exemple concret : Sophie détient une assurance-vie de 80 000 € répartie à 50 % en fonds en euros et 50 % en unités de compte (actions européennes). Après une hausse des marchés de 15 %, elle réalise un arbitrage pour ramener la répartition à 70/30 : elle transfère une partie des gains vers le fonds en euros pour les sécuriser.
Un avantage fiscal majeur : l'arbitrage n'est pas considéré comme un rachat. Vous ne payez donc aucun impôt sur les plus-values réalisées au moment du transfert. C'est uniquement à la sortie (rachat) du contrat que la fiscalité s'applique.