Déficit foncier

Déficit foncier

Déficit foncier

Le déficit foncier est un mécanisme fiscal qui permet à un propriétaire bailleur de déduire de son revenu global les charges liées à un bien immobilier lorsque celles-ci excèdent les loyers perçus. Concrètement, lorsque les charges (travaux, intérêts d'emprunt, taxe foncière…) sont supérieures aux revenus locatifs, l'excédent constitue un déficit qui peut être imputé sur le revenu imposable global du foyer, dans certaines limites.

C'est l'un des outils de défiscalisation les plus puissants disponibles pour les investisseurs immobiliers en location nue (non meublée), car il agit directement sur le revenu global à la TMI du contribuable — contrairement à d'autres dispositifs qui ne réduisent que l'impôt final.

Prévu par le Code général des impôts (articles 31 et 156), le déficit foncier concerne uniquement :

  • Les biens loués nus (non meublés).
  • Les propriétaires ayant opté pour le régime réel (obligatoire au-delà de 15 000 € de revenus fonciers annuels).
  • Les charges effectivement engagées et justifiées (travaux, intérêts d'emprunt, taxe foncière, frais de gestion, assurances…).

Les plafonds à connaître

Le déficit foncier fonctionne selon deux plafonds distincts :

  • Imputation sur le revenu global : jusqu'à 10 700 €/an (ou 21 400 €/an pour les travaux de rénovation énergétique jusqu'en 2025, sous conditions).
  • Report sur les revenus fonciers futurs : le déficit qui excède 10 700 € (ou la fraction issue des intérêts d'emprunt) peut être reporté et imputé sur les revenus fonciers des 10 années suivantes.

Point clé : les intérêts d'emprunt ne sont jamais imputables sur le revenu global — ils sont uniquement imputables sur les futurs revenus fonciers.

Demande d'informations