Elle est prélevée directement à la source (sur la fiche de paie, la pension de retraite ou lors de la perception de revenus du capital), au profit de plusieurs branches de la Sécurité sociale : maladie, famille, dépendance, autonomie.
Contrairement à la CRDS (au taux fixe unique de 0,5 %), la CSG comporte plusieurs taux selon la nature du revenu et la situation du contribuable :
| Type de revenus | Taux CSG |
|---|---|
| Salaires et revenus d'activité | 9,2 % |
| Pensions de retraite (taux plein) | 8,3 % |
| Pensions de retraite (taux réduit) | 3,8 % |
| Pensions de retraite (taux médian) | 6,6 % |
| Allocations chômage | 6,2 % |
| Revenus du capital (dividendes, intérêts, plus-values) | 9,2 % |
| Revenus fonciers | 9,2 % |
| Jeux et paris | 6,9 à 12 % selon la nature |
CSG déductible vs non déductible
C'est l'une des particularités les plus mal comprises de la CSG : une partie de la CSG payée est déductible du revenu imposable, l'autre non.
- CSG déductible : 6,8 % (sur activité et revenus du capital) — vient réduire la base de l'impôt sur le revenu.
- CSG non déductible : 2,4 % — ne réduit pas l'assiette de l'IR.
- Total CSG activité/capital : 9,2 %.
Cette distinction est importante en gestion de patrimoine : elle influence le calcul de l'impôt sur le revenu et l'arbitrage entre différentes options fiscales (par exemple, PFU vs barème progressif).
CSG et CRDS :
La CSG est presque toujours accompagnée de la CRDS (0,5 %) et parfois d'autres prélèvements (prélèvement de solidarité de 7,5 %) qui composent ensemble les prélèvements sociaux :
- Prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine : CSG 9,2 % + CRDS 0,5 % + Prélèvement de solidarité 7,5 % = 17,2 % au total.
Ce taux de 17,2 % s'applique donc à la quasi-totalité des revenus du capital (loyers, dividendes, plus-values, gains d'assurance-vie…), quelle que soit l'option choisie pour l'impôt sur le revenu (PFU ou barème).